BB
DE MARIANNE A MARINE....
EDITORIAL


Le contenu de mon article
A peine avait-elle rendu son dernier souffle que Brigitte Bardot, la plus grande star internationale que la France ait connue depuis les années 50 est d’abord apparue aux yeux de ses adversaires comme une des figures publiques les plus controversées politiquement. Si sa vie et son œuvre ont indéniablement marqué la culture populaire du siècle dernier, il est clair que ses prises de position politiques ont suscité des débats passionnés mais surtout des condamnations judiciaires mais de là à ne retenir que ces épisodes regrettables dans une destinée hors du commun, c’est un peu trop…
Celle qui devint une star internationale et un sex-symbol en 1956 grâce à son époux Roger Vadim réalisateur de « Et Dieu créa la femme » tourné à Saint-Tropez (qui est devenu le port d’attache définitif de la dame, comme chacun sait) eut une carrière cinématographique finalement assez courte (20 ans), préférant quitter les plateaux ciné avant ses 40 ans, probablement lassée du harcèlement médiatique et ne voulant pas finir comme Marylin pour se consacrer à la cause animale en 1973…
Le Sex-Symbol quitte donc les studios de cinéma pour devenir la pasionaria de la cause animale, créant même la fondation qui porte son nom en 1986. Son engagement en faveur des animaux a été reconnu internationalement et lui a valu un large respect dans certains milieux tandis que d’autres se moquent d'elle lors qu’elle tient un bébé phoque dans la neige lors d’un déplacement à Terre-Neuve, l’image fera le tour du monde et deviendr un symbole fort de la cause animale.
Son action contribue à une prise de conscience internationale et à une forte pression sur les gouvernements. Résultat majeur : l’Union européenne interdit progressivement l’importation de produits issus de la chasse aux phoques (interdiction renforcée en 2009).
Oui, mais « BB » est également devenue au fil des années une des figures politiques les plus controversées politiquement.La résidente de la Madrague a progressivement adopté des positions très clivantes, notamment à partir des années 90.Auparavant, elle s’était illustrée en 1974 en soutenant, à l’instar d’autres célébrités, la candidature de VGE, arborant fièrement un tee-shirt « Giscard à la barre » pour finalement glisser progressivement vers la droite puis l’extrême-droite.
On a pu constater sa proximité avec Jean-Marie Le Pen qui avait comme conseiller Bernard d’Ormale, son dernier époux, n’hésitant pas à qualifier « le Menhir » de figure emblématique, combattant de l’immigration de masse et de l’identité nationale. Pourtant, BB a toujours nié d’être d’extrême-droite, malgré ses condamnations pour incitation à la haine raciale, sa critique virulente de l’Islam ou la stigmatisation d’habitants ultra-marins.
La « femme libérée » des années 50, qui n’a jamais été féministe s’est surtout illustrée dans l’espace médiatique comme une « vieille réac » qui dérape verbalement, comme on peut le voir désormais sans certaines chaines « d’infos » où elle a pu apparaitre comme « une bonne cliente » qui pense tout haut ce que les français pensent tout bas…
A peine disparue, on ne sait si elle aura droit un hommage national ou populaire, elle-même ne le souhaitait pas vraiment (elle avait refusé la légion d’honneur proposée par François Mitterrand ». Elle reposera au cimetière marin de St Trop » au cœur de la coquette station qui fit sa gloire d’antan où ses fans comme ses détracteurs pourront venir se recueillir sur sa tombe…